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Communication et responsabilité sociale des entreprises

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Ces dernières années, le mouvement anti-entreprise (y compris celui contre la mondialisation) a pris de l’ampleur.

Ce que de nombreuses personnes dans le mouvement promeuvent maintenant s’appelle la responsabilité sociale des entreprises (RSE), l’idée selon laquelle les entreprises devraient être responsables de la société dans son ensemble et de l’environnement, ainsi que des actionnaires.

C’est dommage qu’ils aient pris de l’ampleur. Après tout, sans les entreprises modernes, nous serions tous plus pauvres et, en particulier, peu d’entre nous pourraient s’attendre à une retraite confortable. Plus que toute autre chose, il existe des entreprises modernes pour fournir un revenu de retraite.

Bien sûr, les entreprises appartenaient à quelques personnes extrêmement riches. Mais maintenant que les fonds de pension et les fonds communs de placement sont largement adoptés, les entreprises appartiennent désormais principalement aux travailleurs.

S’il est vrai que le travailleur moyen a beaucoup, beaucoup moins de richesse que le milliardaire moyen, il y a beaucoup, beaucoup plus de travailleurs. Cela signifie que les régimes de retraite des entreprises et des gouvernements peuvent investir d’énormes sommes d’argent dans des capitaux propres, faisant des travailleurs les principaux actionnaires de nombreuses entreprises.

Du point de vue de la communication, je veux savoir pourquoi la responsabilité sociale des entreprises attire autant l’attention des médias et tant d’attention. Je suis également curieux de savoir ce que nous, en tant que communicateurs, pouvons apprendre d’eux.

Pour commencer, le mouvement anti-entreprise a un message simple: «Les entreprises ont trop d’argent et de pouvoir; les travailleurs n’en ont pas assez», ou une variante sur ce thème. D’un autre côté, ma défense des entreprises ci-dessus est tout sauf simple, même si je suis assez douée pour saisir des idées avec des mots. Vos yeux étaient-ils vitreux en lisant ma description?

Le mouvement «anti» jouit également du luxe de faire un bon argument (pauvres travailleurs) contre mauvais (entreprises riches). C’est un argument moral, un argument qui ajoute du piquant à tout reportage. D’un autre côté, le côté «pro» travaille en grande partie avec un discours rationnel et les idées des économistes.

Troisièmement, les manifestants sont passionnés par le message anti-entreprise. Après tout, c’est une bataille du bien contre le mal, n’est-ce pas? Encore une fois, les défenseurs des entreprises modernes et de la mondialisation doivent s’appuyer sur la science prosaïque des économistes.

Quatrièmement, le label «Responsabilité sociale des entreprises» aide également le mouvement anti-entreprise. Non seulement le nom agit comme un point fédérateur pour ses défenseurs, mais cela implique également que la RSE est une bonne chose. Après tout, qui pourrait être contre le «social» et la «responsabilité»?

Aujourd’hui, malgré leur grande visibilité médiatique et leur présence omniprésente, les défenseurs de la RSE ont un problème. Ils pourraient attirer l’attention des journalistes et des rédacteurs en chef, mais ils n’ont pas eu beaucoup d’impact sur les vrais décideurs, les gens qui dirigent des entreprises, des régimes de retraite et des fonds communs de placement.

Et il est peu probable que les décideurs soient affectés. Ils comprennent le rôle des entreprises et savent où se situent leurs responsabilités. Même une large sympathie du public pour la RSE n’aura probablement pas beaucoup d’effet, car elle rend compte aux actionnaires, et non à la société dans son ensemble.

Alors peut-être que la dernière leçon que nous tirerons du mouvement anti-entreprise aujourd’hui est qu’une bonne communication ne peut parfois vous mener que jusqu’ici.

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